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Bollée Tricar

code 1913, tricycle, 1896

Pourquoi est-ce une incontournable? 

Léon et Amédée Bollée abandonnent la vapeur avec ce véhicule, et innovent avec ce tricycle à moteur à explosion latéral, refroidi par air, capable d’un bon de 40km/h. 

Espace aventure automobile

A la fin du XIXe siècle, les automobiles ont des formes qui, aujourd’hui, paraissent parfois déroutantes. Il est vrai que, même à l’époque, ce tricycle de Léon Bollée a fait une forte impression lorsqu’il est apparu dans la circulation mancelle.

 

Au Panthéon des précurseurs oubliés de l’automobile, la famille Bollée mérite une place de choix. Issu d’une lignée d’industriels, Léon Bollée poursuivit l’œuvre de son père Amédée. Ce dernier, fondeur de cloches établi au Mans, s’était attaqué très tôt au problème des « voitures sans chevaux ». Il avait construit à partir de 1875 une série d’engins à vapeur dont les noms appartiennent à la légende de l’automobile : l’« Obéissante », la « Mancelle », la « Rapide » et la « Nouvelle », l’« Obéissante » relia Le Mans à Paris, récoltant au passage plus de 75 contraventions!  

 

Léon Bollée s’est orienté vers la fabrication de voitures plus classiques, mais il se fit d’abord connaitre en créant ce curieux véhicule baptisé « Tricar ». Cette étonnante machine est dotée d’un petit moteur à explosion de 650 cm3, refroidi par air et qui annonce fièrement une puissance de 3 chevaux. Avec sa transmission par une large courroie de cuir, il pouvait propulser le « Tricar » à près de 40 km/h.

En détail

La disposition des places était curieuse. Le siège avant était baptisé « siège de belle-mère » probablement en raison d’une meilleure exposition aux dangers de la circulation… 

Le saviez-vous ?

Ce tricycle effectua le parcours Le Mans-Paris en 7 heures seulement, soit avec une moyenne de 30 km/h. Il établira plus tard un record en atteignant la vitesse de 60 km/h.