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Bugatti type 35B

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Alliance parfaite de l’aérodynamisme et de l’esthétique, l’équilibre quasi-parfait de ses proportions provoque l’admiration. 

Espace course automobile

Construites de 1924 à 1930, les voitures de courses des différentes variantes du type 35 représentent encore, plus de 60 ans après leur création, l’archétype des racers de Grand Prix des dernières années 20 et des premières années 30. La carrosserie en aluminium épousant parfaitement le châssis, un fin radiateur en fer à cheval, la pointe arrière remarquablement dessinée ou encore des roues en alliage léger coulé à larges raies contenant les tambours de freins. Grande nouveauté en cas de crevaison, la roue est remplacée et non le pneumatique, d’où un gain de temps considérable. Les pilotes apprécient également son excellente tenue de route, sa maniabilité et son freinage. Autant de qualités qui font du type 35 l’archétype de la voiture de course du milieu des années 20.

 

Ainsi, même si le nom de Bugatti est connu sur les circuits européens depuis la première victoire de la marque en 1911, c’est surtout à partir de 1924 qu’il fait trembler l’univers de la compétition automobile avec ce chef-d’œuvre absolu. Autre fait unique dans les annales de l’automobile, Ettore décide de commercialiser ce « pur-sang » révolutionnaire. Des amateurs fortunés peuvent ainsi acquérir cette voiture de course en tous points semblables aux prototypes que l’usine faisait courir. Voiture d’équipe d’usine, cette voiture est donc devenue la monture favorite des pilotes amateurs, gentlemen du volant.

 

Mais les concurrents, Alfa Romeo notamment, réagissent vite et Ettore Bugatti doit tirer davantage de puissance du robuste moteur 8 cylindres en augmentant sa cylindrée et en l’équipant d’un compresseur genre Roots. Ainsi né le type 35 B, une cylindrée de 2 261 cm² développant 140 CV à 5000 tr/mn. La voiture présentée est la voiture personnelle de Fritz Schlumpf, avec laquelle, encore jeune, il dispute de nombreuses courses de côtes en Alsace. Une telle voiture atteinte les 210 km/h, comme le montrent les records qu’elle établit, notamment sur l’autodrome de Linas-Montlhéry inauguré en 1924.

En détail

 On peut apercevoir sur la carrosserie de la voiture le numéro d’immatriculation de ce modèle. Les plus grands admirateurs le connaissent par cœur !

Le saviez-vous ?

De 1924 à 1927, ce modèle et ses dérivés règnent en maitres sur le sport mécanique : à leur volant, les pilotes Bugatti ne remportent pas moins de 1 851 victoires, ce qui lui vaut le surnom de « Pur-sang ».