Partager

Bugatti Type 41 Royale

Code 0911, coupé chauffeur, 1927

Pourquoi est-ce une incontournable? 

Si jamais une automobile mérite d’être qualifiée de chef-d’œuvre, c’est bien la Bugatti Royale. La mécanique est très impressionnante : moteur de 8 cylindres en ligne de près de 13 litres développant 300 chevaux et permettant d’emmener cet engin de presque trois tonnes à une vitesse de pointe de 200 km/h, en consommant une cinquantaine de litres aux cent ! Une bagatelle au regard du prix de la voiture la plus chère du monde.

Espace chefs-d'oeuvre

La Bugatti Royale type 41 était le véhicule personnel d’Ettore Bugatti et est reconnue de tous comme la plus prestigieuse du monde.

 

La carrosserie est réalisée d’après un dessin exécuté par Jean Bugatti, le fils d’Ettore, à l’âge de 20 ans. Elle équipe le premier châssis définitif « Royal » qui reçoit le même numéro (41100) que le châssis prototype de 1927 détruit dans un accident. Cette voiture de 6 mètres de long possède un équilibre et une fluidité remarquables. Tous les principes esthétiques que Jean Bugatti applique par la suite aux modèles courants de la marque se trouvent déjà réunis sur cet immense coupé, dont l’harmonie des volumes, des lignes tendues et des courbes ne révèlent pas instantanément la taille hors du commun. Le tracé des ailes avant, réalisées d’une seule pièce, est en soi une trouvaille artistique unique. La dissimulation du cadre du châssis par les joues des ailes avant, l’aspect très dégagé de l’essieu tubulaire poli et les portions transparentes du pavillon du compartiment arrière sont parmi les particularités qui font considérer cette réalisation unique comme la plus belle voiture classique de tous les temps. 

 

La Royale devait être pour Ettore Bugatti le summum, le modèle qui surpasserait en puissance, en qualité et en renommée toute la production de la concurrence. Hélas, cette lourde voiture (2 900 kg) construite pour les rois ne reçut pas l’accueil escompté : six exemplaires seulement furent fabriqués. Cet échec a mis en danger l’entreprise, sauvée de justesse grâce au réemploi des moteurs dans un autorail (visible à la Cité du Train de Mulhouse) considéré comme l’ancêtre du TGV.

En détail

L’éléphant argenté qui orne avec classe l’intemrinable capot de la Royale, est un hommage posthume d’Ettore Bugatti à son jeune frère Rembrandt, grand sculpteur animalier. Cette figurine symbolise des qualités communes avec la voiture qui sont la puissance, la souplesse et la docilité.

Le saviez-vous ?

Cet exemplaire, dénommé « Coupé Napoléon », était la voiture personnelle d’Ettore Bugatti. Elle reste propriété de l’usine jusqu’à son rachat par Fritz Schlumpf.